Aura spleenétique

Texte également paru dans le magazine littéraire L’Ivre de Lire.

glycine ivre de lire

Aura spleenétique

A l’heure où bien souvent le soleil s’ensommeille,
Revêtant des reflets mordorés et vermeils
J’ai plaisir à me promener sur les remparts.
C’est là qu’un soir je vois, qui de moi s’empare,
Un massif de glycines à l’étrange finesse,
Les mêmes fleurs que dans mon ancienne jeunesse.
Glycines vieillissantes, aux fleurs persistantes,
Les grappes faibles et gracieuses, mais mourantes
Dont la force de teinte, et l’effluve douceâtre
Ne quittent pas l’âme du penseur acariâtre,
Demeureront, sur les ruines de sa mémoire,
Sur les vestiges des réminiscences noires,
Essence pure d’une jouissance poétique,
Parfaite et sans défauts, le plaisir spleenétique.

16 Février 2015

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